-Juillet 2013, Workshop avec Anne-Claire Cauhapé (danse) au centre culturel MAi
-18 au 25 octobre 2013, avec Mélanie Verville (performance) au festival Phénomena édition 2013, Montréal.
-Août 2013, évènement extérieur en collaboration avec l’artiste performeur Yannick Ross, Montréal.
-Février 2014, Organon, Théatre expérimental, Parabolik Guerilla, Montréal.
*** Récipiendaire du Prix Joseph S. Stauffer 2012 ***
- En Inde du 14 janvier au 1er avril 2013. Soundscaping…
-2013, février 7, Concert ÉlectroChoc, Totem contemporain, salle multimédia, CMM, Montréal.
Dans le cadre de la série de concerts Électrochoc, le Conservatoire de musique de Montréal et AKOUSMA présentent “Totem Électrique”, un concert de musique mixte.
Dialogue entre l’électro et les instruments inventés de Jean-François Laporte.
Jeudi 7 février 2013, Salle multi du CMM (4750 Henri-Julien)
• Conférence 19h (gratuit)
• Concert 20h (5.00$)
Interprètes : Jean-François Laporte, Jean-Marc Bouchard, Marie-Chantal Leclair
Compositeurs: Guillaume Cliche, Maxime Corbeil-Perron, Charles Quevillon, Simon Martin, Félix-Antoine Morin.
16 octobre 2012
concert extérieur 20h_Événement pré AKOUSMA
Occupy the ghosts of Griffintown, Parc St-Ann, Griffintown, Montréal.
Félix-Antoine Morin / Alexander Wilson / Nicolas Bernier
Occupy the Ghost of Griffintown
“Occupy the ghost of Griffintown” took place the week before the festival, on the 16th of October, gathering participants for a free concert held in Parc St-Ann, a recently converted green space built on the ruins of an Irish Catholic chuch in the post-industrial neighborhood of Griffintown. Legend has it that every 7 years the ghost of Mary Gallagher, a prostitute who was brutally murdered and decapitated in 1879, returns looking for her head. This tale has come to represent the Irish community who once called Griffintown home, but have since left do to industrialization and it’s subsequent collapse, though lately the neighborhood has been gentrifying, adding a variety of artistic institutions, studios and gallery space. The ghost was scheduled to appear earlier this summer, but apparently she failed to meet her engagement. What that means for us hasn’t yet been born out, but the spirit of absence and exorcism would continue to animate the festival.
Standing in the park on a rather frigid evening, surrounded by construction sites, empty grain silos, and the canal that built modern Canada, three local artists pushed the elliptical set up of 16 speakers far enough to make you forget you were outside. (Almost. It was very cold!) Félix-Antoine Morin began with a set incorporating bowed guitar, laptop and mixed acousmatic sounds. Alexander Wilson’s set was more focused on mixing acousamtic sounds that utilized the 16 channel set up and provided for a spatially interesting, bass-heavy and suitably creepy atmosphere for a cold night waiting for a ghost on the ruins of church. Nicolas Bernier was the nights final performer, and impressed me most of all with his astonishing live mixing skills. (Read our review of his recent album Music for a Book here.) Overall, Occupy the Ghost of Griffintown set the festival in motion by introducing the principles of acousmatic sound, public interventions and a phantastic and sometimes haunting ambiance.
Each night of the festival proper, running from October 24-27, began with artists discussions in the café, before two sets in the main hall. Usine-C itself was formerly a marmalade factory, but was converted in the late ‘70s in a multi-million dollar renovation, resulting in one of Montreal’s finest multi-media venues. The spirit of reanimation therefore was constantly the backdrop for the concert’s proceedings.
Événement pré AKOUSMA
Le concert Occupy the Ghosts of Griffintown sera donné au parc Saint-Ann (coin rue Rioux / Bassin / de la Montagne), sur les ruines de l’église éponyme qui a été démolie en 1970.
L’histoire de cet ancien quartier ouvrier à population majoritairement irlandaise n’est pas constituée que de ruines, et son passé revient même quelques fois nous hanter. La légende veut en effet que Mary Gallagher, qui y fut brutalement assassinée en 1879, revienne tous les sept ans sur la rue William à la recherche de… sa tête. La légende peut évoquer par analogie la disparition de la communauté irlandaise d’origine, et le fait que son héritage ressurgit néanmoins périodiquement.
Les musiques de Nicolas Bernier, Alexander Wilson et Félix-Antoine Morin redessineront le temps d’un soir, grâce à une disposition d’équipements sonores peu orthodoxe (et en surround 16.1), l’architecture du parc.
Morin présentera une pièce directement inspirée de l’histoire de Griffintown: son passé, son présent et son futur…
Wilson synthétisera (de manière disjonctive) une virtualisation sonore de l’industriel passé du lieu avec une actualisation aurale de son fantômatique présent.
Bernier hésitera jusqu’à la dernière seconde avant de décider du type de sonorités qu’il lancera dans les entrailles des haut-parleurs.
- Gratuit -
www.AKOUSMA.ca
http://www.nicolasbernier.com/
http://alexanderwilson.net/
http://felixantoinemorin.com/
The facebook event
- 2012 : Sub-(s) avec Anne-Claire Cauhapé (danse) / Alexis Zeville (image / lumière) à l’espace NOMAD, jeudi 24 mai, 21h.

Sub-(s) from Alexis Zev on Vimeo.
- 2012 / 1er mai : La Sala Rossa / / Novi_sad + Félix-Antoine Morin + Meat Parade
Félix-Antoine Morin live @ festival ELEKTRA 2012 from Alexis Zev on Vimeo.
La cité des souffles, March 30 – 31 Monument-National 1182 boul Saint-Laurent , commande de composition pour QUASAR.
Les Mutations dynamiques II
Événements de créations pour saxophones et électronique en direct
30 mars 2012 : 20 h 30
31 mars 2012 : 15 h
Monument National (Studio Hydro-Québec)
1182, boulevard Saint-Laurent
métro Saint-Laurent
Billets : 20 $ /15$
Programme :
Miguel Azguime (Portugal) : MesEntentes pour 4 personnages (création)
André Hamel (Montréal) : Brumes matinales et textures urbaines (2008)
Giorgio Magnanensi (Vancouver) :TDU/Q (création)
Félix-Antoine Morin (Montréal) : La cité des souffles (création)
En codiffusion avec Le Vivier.
EKUMEN 19 – 20 – 21 – 22 janvier 2012 à la salle de projection de l’ONF, 1564 rue Saint-Denis, collaboration with Karl Lemieux (LIVE video-music performance):
6e sens des 4e et 7e arts
23 janvier 2012 1h01 · Brigitte Manolo
Ekumen à la Cinérobothèque de l’ONF du 19 au 22 janvier pour son triple programme vidéomusique Hors-Champs. Avec les créations d’Olivier Girouard et Mathieu Tremblay, Gabriel Dufour-Laperrière et Félix Dufour-Laperrière, Félix-Antoine Morin et Karl Lemieux.
L’événement est intrigant et l’expérience inattendue. Une aventure à l’extérieur des cadres, au croisement des univers artistiques, là où les perspectives se démultiplient. EKUMEN délocalise une nouvelle fois la perception audiovisuelle, en sondant les profondeurs non circonscrites du son et de l’image. Pour une plongée sensorielle enveloppante d’inopiné.
Le cinéma comme la musique se plaisent – et nous charment – à infiltrer notre quotidien d’un entremêlement artistique de fiction et de réalisme. Cette impression de vivre un film où tout devient possible alors que ce film puise à même le vécu et le fantasmé. Une sensation concrète similaire à celle de vivre une scène pour la seconde fois, alors que son apparition première n’était qu’un songe… Le hors-champ s’amuse précisément de cet interstice de distorsion, entre ce que l’on peut voir (de ses yeux vu) et ce que l’on arrive à percevoir par une sorte de sixième sens, mais qui n’est pas matériellement démontré. Hors du champ de vision de la caméra mais audible, par exemple: un couple s’engueule dans la rue, focus sur l’espace qui les sépare, tandis qu’un tramway ronflant passe à l’arrière d’eux et du cadre. Petite nuance avec le « hors-cadre », sorte d’anachronisme si l’on veut: mettons que la querelle ci-mentionnée mette en scène Ève et Adam, le tramway invisible (nommé Désir ou non) serait bien à mal de se faire entendre même sans se faire voir à l’écran, définitivement hors d’époque.
Hors-champs donc, ou comment amener des artistes d’horizons différents (vidéo et audio) à flirter le long des frontières fragiles de leurs disciplines. À l’heure d’une pluridisciplinarité répandue où les bandes-son font le film et les VJ’s le DJ set, le projet pourrait sonner obsolète, mais questionne intelligemment le contexte plus que le contenu, tout cet environnement subliminal qui influence notre vision des choses, de façon insidieuse, déroutante ou confortante. 6 créateurs se soumettent à l’expérience enrichissante de visiter les limites d’une expertise sensible propre pour la combiner à celle d’un autre.
Gabriel et Félix Dufour-Laperrière / Pinède
Deux frères en un: projet poétique. Le défilement d’arbres sur une portion d’écran est obnubilant. La tête appuyée à la vitre d’une auto en fuite, on s’évade. Peut-être une discussion à l’avant en voix-off, l’écho fantôme de paroles ou la rengaine radio d’un poème nous accompagne. Il y a là toute la pesanteur fatiguée d’une escapade sauvage vers un peu de calme. Les orées se superposent les unes aux autres silencieusement, et s’éclipsent momentanément comme dans un abaissement de paupières lourdes. D’un coup c’est l’univers du songe qui prend le dessus, tonitruant de longs pins squelettiques qui parlent et menacent de leurs silhouettes inquiétantes. Perdu dans le temps, entre rêve et réalité ensommeillée, l’être se cherche, ou cherche simplement à s’oublier. Léthargie.
À un moment donné, parce que l’aurore point ou que le focus s’élargit, la luminosité du petit jour vient raviver une flammèche de clairvoyance dans cette sombre déambulation. Plutôt que de fermer l’horizon, les branchages s’ouvrent sur un ciel éclairci de renouveau. Toujours le bruissement des feuilles caresse et fait frissonner, incertain. Mais comme de ces chutes vertigineuses dans des ravins qui extirpent d’un demi-sommeil, l’appel sonore de la nature vient chercher et rassurer. Les vers résonnent alors différemment – « dans cette foule, heureuse » – et l’on s’éloigne doucement du microclimat intempestif qui fût sien une minute mettons, le temps de frôler l’inconscience.
Ça a de la scène de l’accident de voiture dans En terrains connus, le fragile en plus et l’humour qui coupe court en moins. C’est captivant. Et l’exploration du hors-champs en écran aux deux-tiers noir est renversant, tout dans l’imaginaire de ce que les choses vues et vécues suscitent en ombre de la réalité, quand tombe la nuit.

Olivier Girouard et Mathieu Tremblay / Les points qui s’espacent jusqu’à disparaître
Vous aviez vu le court-métrage D’Aléas honoré au TIFF 2011 (réalisé par Mathieu Tremblay et mis en musique par Olivier Girouard, repris à Prends ça court et au FNC en fin d’année)? Vous étiez subjugué? Vous aviez peut-être commenté comme d’autres: si une image vaut mille mots, celles-ci recèlent une seule et interminable plainte étouffée, la voix des voies ferrées au cœur du froid, un défilement d’histoires et d’Histoire le long des rails. La relecture que donnent aujourd’hui les concepteurs de ce récit abstrait aux multiples sens est imprévue et nouvelle. À l’éclairage de Jean-Luc Godard et Le Mépris, ils revisitent l’envers de la pellicule comme on s’aventure dans les travers d’une relation tumultueuse et finie, à en découvrir la face cachée, en fouiller les ruines, les contresens et les non-dits.
Les points qui s’espacent jusqu’à disparaître mettent ce vécu sur ou sous la glace. Les dialogues impossibles hantent les wagons désertés et les girouettes aphones; les espaces blancs de neige font silence et place à l’écoute du souvenir. On y palpe la difficulté de démêler, de répondre, et de conclure, à l’image du duo défait Michel Piccoli / Brigitte Bardot sur les paroles écrites d’Alberto Moravia. Dans l’impasse et le vide d’une distance grandissante, on se raccroche à l’implosion d’étoiles qui loin de filer tombent en bombes. Pas d’échappée vers le futur mais une descente dans la poussière d’un enfer enterré. L’exploration du hors-champ est ici spatiale, dans les projections qui voyagent sur les sièges, les nuques, les tuques égarées. La consistance de l’image et du son enrobe. Les deux mondes (audio et vidéo) se parlent, enroulent leurs langues, s’inventent un langage à eux seuls, propre à leur rencontre.
Félix-Antoine Morin et Karl Lemieux / #KFLAM
Ne pas préjuger. Karl Lemieux et Félix-Antoine Morin délivrent de ses gonds une pièce indomptable (et imprononçable) comme on l’attendait, mais maîtrisée et puissante. Dans le collage des deux univers, le hoquet visuel en sépia fait du sur place et laisse soin aux instruments d’emmener ailleurs, l’intérêt résidant dans la prestation live. Des craintes premières d’homme-orchestre déchaîné et de vidéaste à brûler la bande, on s’éveille devant une improvisation d’une toute autre réalité. En même temps que montent les vibrations visuelles et sonores, surpris des notes amplifiées qui sortent mystérieusement de l’avant-scène.
Dans ce duo le son empoigne la baguette puisque les plans cillants se résument à une répétition de doigts figés sur machine à écrire cyrillique et bobines de film. La présence et la composition de Félix-Antoine Morin sont étonantes: ses bras se désaxent pour râper les cordes d’un bord et punir la batterie de l’autre. D’une certaine façon une version vivante du film muet (un peu comme le propose The Artist), qui remet au goût du jour l’art du suspense et du climax musical, le pouvoir narratif de la trame sonore, et la longue lignée des grands thèmes classiques du 7e art.
http://me.voir.ca/brigittemanolo/2012/01/23/6e-sens-du-7e-art/
DU VERTIGE ET DES RUINES
Diffusion du film Trains de Karl Lemieux, Canada 2010, 5′ min
Paris France 13 nov 2011 / ETNA
Poitier France 16-20 nov 2011 / FESTIVAL OFNI / SALON DES ÉDITEURS INDÉPENDANTS DE CINÉMA
Trieste Italy 24 nov 2011 / DOBIALAB
Udine Italy 25 nov 2011 / KOBO
Toulouse France 29 nov 2011 / CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE
Bruxelles Belgique 1 déc 2011 / CINÉMA NOVA
Berlin Allemagne 3 déc 2011 / LICHTBLICK KINO
Warszawa Pologne 6 déc 2011 / CENTRUM SZTUKI WSPÓŁCZESNEJ ZAMEK UJAZDOWSKI
Łódź Pologne 8 déc 2011 / KINO CYTRYNA
Zagreb Croatie 11 décembre 2011 / MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE ZAGREB
Réfractions et dissidences en cinémas d’avant-gardes présentées par le front d’action de L’institut des cinémas exploratoires (Canada). Un membre de la délégation sera présent pour présenter les missives filmiques.
Plus d’infos ici :
http://www.icpce.org/communiques.html
2011 : October 20-21-22-23, Monument National, live electroacoustic for Testé et approuvé chorégraphié par Thierry Huard Forest. 1182, boul Saint-Laurent.
http://www.tangente.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=33&Itemid=18&lang=fr#spectacle2
Une entrecôte d’écureuil pour deux
Amélie Rajotte et Thierry Huard
Présenté par Tangente au Monument National

The squirrel and the mirror d’Amélie Rajotte
En entrevue avec Dena Davida, Amélie Rajotte pitche : « Elle est mystérieuse, imprévisible, instable et parfois sauvage. Elle a aussi un côté tragique qui tourne parfois au ridicule ». Le petit suisse du coin pointe déjà son museau en salle, et la chorégraphe-interprète Amélie Rajotte l’incarne bien. Elle a la mémoire fuyante et l’impulsivité obsessive, les gestes compulsifs et l’immobilité simulée parfaite. Qui de mieux qu’elle pour jouer à l’écureuil farouchement curieux ? L’effet n’est pas incroyable mais il accroche. D’abord il s’agit d’une création moins terre-à-terre qu’habituellement, qui ne parle ni de couple ni de dépression mais tout de même un minimum d’ego, toujours en flirt avec l’humour (bons souvenirs du précédent In fact, I’m gross au 303 ; et ça rit…) et assez de finesse. Ensuite The squirrel & the mirror suggère pourquoi pas un parallèle avec le métier d’interprète ou plus largement d’artiste, qui se donne au public comme au zoo, mais au cœur de ses émotions mal contrôlables. Le tout sur un mode léger, frais, qui laisse place à de possibles pics hystériques furtifs plus fantaisistes que tragiques. Devant son miroir, l’écureuil ne cherche pas à se faire plus gros que le bœuf, mais à deux sur une entrecôte du petit rongeur grillé, pas sûr que vous en ayez pour votre faim.
La prestation titille par petites piques avec par exemple ce « Why don’t you love me Bobby… Daddy ? » dramatisé, où le complexe d’Antigone prend le pas sur le casting de comédienne. Jouée et bavarde, elle peut aussi basculer dans le gestuel. La danseuse-raton trifouille d’un côté, de l’autre, on l’imagine s’acharner sur une noisette ou se frotter les bajoues à l’accéléré, elle entreprend une audition avec la régie et pour le reste, elle étire et meuble, se déconcentre et s’égare. Questionnée sur l‘existence d’une logique dans un monde absurde et changeant, Amélie Rajotte répliquait : « La logique est peut-être tout simplement le temps et la mémoire ». J’avais entendu dire que si les écureuils prenaient le temps de faire des emplettes pour l’hiver, ils crevaient souvent le ventre vide une fois la bise venue, de ne simplement plus savoir où ils avaient si bien caché leur butin gourmand. La mémoire donc, qui fait défaut à ces petites bêtes et explique sans doute l’aléatoire nerveux de leur comportement, nous rapporte directement – humains – à nos actes, leur pensée et leur portée, leur répétition en dépit des conséquences courues ou du (bon-) sens. Il n’y a pas vraiment d’innovation scénographique et tout se résume à l’attitude de l’interprète. La pièce est essentiellement silencieuse, avec quelques intrusions pop déformées et jamais diffusées dans leur entier, un peu neigeuses comme sortant d’un vieux poste radio (Jethème, Emilie Bernard & Etienne Chan Kane). C’est confiné dans ce drôle d’univers animal, en quête (ouverte) de confort et (inavouée) de survie, qu’on se prend à espérer une grosse bordée de poudreuse à étouffer tous les sons de la ville et imposer des activités sainement pantouflardes : une balade au froid, l’observation d’un petit suisse en course par la fenêtre, un soap plate partagé entre Bobby et Daddy à la tévé.
Testé et approuvé de Thierry Huard
C’est déjà testé et approuvé : Thierry Huard a de l’énergie à revendre, et lorsqu’il vient saluer d’un air de rien timide après ses shows, généralement on se demande s’il est vraiment à l’origine du petit cataclysme exotique qui l’a précédé sur scène (son récent Fall-Winter 2012 the Goddess’ return, et son précédent Le fruit de vos entrailles est béni). Testé et approuvé promettait de la même façon des apparences sages qui valdinguent vite dans un carnage fluo. Avec Normand Marcy sa barbe et ses biscotos, pas de risque que la prestation soit barbante ni tarabiscotée, plutôt un soupçon de fausse réserve et un bon gros rentre-dedans. Ajoutez au binôme Félix-Antoine Morin aux pitons sons, et plus aucune issue de cette pièce que par le hachoir en petites boulettes pétries qui un jour furent humaines. C’est que Thierry Huard a opté pour un morceau de choix loin des sentiers battus de l’esthétique, l’éternelle jeunesse, le dépérissement, etc. : ici on parle bidoche, et on tranche direct dans le lard sans métaphore détournée. Y’en a un peu plus (et du sanguinolent), on vous l’met quand même ?
L’idée : ça va être une boucherie. La trame : une lecture sur les techniques de conservation de la viande, par salage, fumage à chaud et froid, arrosage et compagnie. Les instruments : des sacs en toile de jute, un billot, des micros dispersés, du linge rouge et bordeaux mais pas de couteau. L’ingrédient : Normand Marcy lui-même et une pincée de vous. La technique : premièrement vous sortez de votre cocon et vous défaites des bonnes manières de table, vous enfilez votre caca-cul confort et retroussez vos manches, vous empoignez la chair, la sablez la secouez, essorez le surplus de jus, suspendez au crochet, ensuite une partie de catch et un défilé mode pour l’image, le tout roulé en 30 minutes avec une fin en jus de boudin. Testé et approuvé a autant de bonnes idées qu’il est maltraité et insupportable, parce que non mené à bout, mais ça vaut quand même le coup. Niveau musique, tout est intéressant, des ambiances de départ aux captages live, mais c’est comme si chaque couche se rajoutait sur l’autre, en progression vers… rien, sauf un trop plein total voué à s’autodétruire (le trash final). La performance de Normand Marcy est comme on l’attend, c’est-à-dire que sur une allée-et-venue il simule le costaud boxeur et c’est une foule en sueur qui l’accueille de cris, la suivante sur le même parcours il devient une top-modèle devant un public design en délire, le tout en trimballant deux chaudières d’abattoir qu’ont rien à voir. Quant aux lubies de Thierry Huard, vous saurez désormais qu’en lui offrant votre paume, c’est votre bras qu’il passera dans le Moulinex, en adorable ménagère dévouée. Au final ça manque principalement de la petite touche de construction et d’autocontrôle qui fait la différence dans une bonne recette, reste que le cœur y est (et les abats). Une côte de bœuf taillée pour deux, ça prend quelques légumes croquants et raffinés, sinon c’est lourd à digérer en une bouchée.
(* Les fidèles ont suivi mais il faut plus encore ! Soutenez Tangente en transhumance, avec leur campagne Un Million Pour Un Pignon. Dévalisez les guichets, parlez-en, mais surtout v’nez vous-en !)
Par Marion Gerbier http://www.dfdanse.com/article1361.html
- 2011 29 september, ttttttttttttttttttttt live Toronto, at the Transac with Not the wind not the flag.
ttttttttttttttttttttt “woo-tooo-i-ooo-t’ooo” (2010) from ttttttttttttttttttttt on Vimeo.
- 2011 30 september, ttttttttttttttttttttt live Nostalgica / Ottawa.
**2011 September 24th with 01EK at Théâtre Granada, Sherbrooke.
01EK (Alexander Wilson (composer-synth-voice), François Girouard (hybrid drum), Félix-Antoine Morin (strings))
Alexander Wilson is a Canadian artist living in Montreal. He is a musician and composer known for 01ek, his “experimental pop” project and K.A.N.T.N.A.G.A.N.O., his “psychédelectroacoustique” trio (with Alexandre St-Onge and Jonathan Parant). His first album, Suicide Prevention, was released on the Oral label in 2007. His second, Lie & Vacuity, was released on Encodages de l’Oubli in 2010. The interdisciplinary artist also works with installation, image, multimedia and the body, particularly with Parabolik Guerilla Theatre, which he co-founded. He is also a theoretician, working in the field of art philosophy. His thesis deals with time scales involved with artistic creation and the relationship between art, technology, memory, madness and the cosmos.
http://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F24814587&show_comments=true&auto_play=false&color=ff7700 01ek – LIVE – Sept 24, 2011, Sherbrooke, (if we could stand still) by 01ek
http://www.espaceimmedia.org/artists/claass-01ek-anglais/?lang=en
O papa Herzog live at L’Escalier le samedi 30 juillet.
IMPLODING SPASTIC EDIBLE
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Concerts & projections en environnement immersif
Shows & projections in immersive environnement
avec / with :
TTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT
Les Sirènes
Not the wind, not the flag (Toronto)
Spastic Joy
Zaraz Wam Zagram (Paris) & Marc-Alexandre Reinhardt
Projections/scénographie/sculptures lumineuses : CA CA CA
Ambiance : D.J. Magnanime
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SAMEDI 16 AVRIL 2011
LA BRIQUE – 8.30 pm
6545 Durocher – 4e étage
5$ – Apportez votre bière / bring your own beer
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http://ttttttttttttttttttttt.bandcamp.com
http://www.myspace.com/notthewindnottheflag
http://www.reverbnation.com/spasticjoy
http://soundcloud.com/zaraz-wam-zagram
http://soundcloud.com/essaiepas/les-sirenes


flying sun (2011)
Kohlenstoff Records
JOUR 3 – Le vendredi 29 octobre, AKOUSMA accueillait une salle archi-comble pour les prestations de Martin Messier et Félix-Antoine Morin. Ce dernier a lancé le bal avec des œuvres électroacoustiques puissantes, au sein desquelles l’inspirante musique concrète de Pierre Schaeffer croise le fer avec la culture industrielle façon Test Department. Son programme a atteint une sorte d’apogée avec l’entrée en scène de Marie-Chantal Leclair, soliste à l’orgue de sirènes dans la pièce Plateforme. Le tonitruant instrument inventé par Jean-François Laporte en a décoiffé quelques-uns!
Akousma aux 5 ans
C’était en 2005 et un peu par hasard plongeais dans l’antre sombre du Studio Hydro-Québec pour une expérience qui me laisse encore un goût de surréel et de privilège. Retrouvailles 5 ans plus tard à l’Akousma 7, toujours dans le ventre du Monument-National, et dans cette ambiance particulière de cercle d’adeptes. Nicolas Bernier, directeur artistique de Réseaux, niaise timidement au micro en soulignant les 20 ans de la précieuse société de diffusion électroacoustique québécoise (l’historique du site vaut un détour, pour comprendre au travers de quelques noms et lieux comment a grossi la machine). Parenthèse: pour la soirée Folktronica (samedi 30) Monsieur Bernier change de casquette et fricote avec le guitariste Simon Trottier, en scène partagée avec le compositeur allemand Alexander Schubert, qui lui se fait accompagner par Michel F. Côté aux drums et la clarinette de Philippe Lauzier… Ça sonne a priori pas mal!
Main, quand tu nous tiens
Félix-Antoine Morin devient de plus en plus visible pour qui fréquente les présentations du Conservatoire de musique et d’art dramatique et les salles de danse contemporaine. Il présentait d’ailleurs en entrée de programme un 11minutes11 (on aime) de Calligraphie II, pièce recyclée d’une composition de 2008 pour Je voudrais que tu sois la nuit pour nous aimer dans les ténèbres du chorégraphe franco-canadien d’adoption Serge Bennathan. Avec Le château des cordes à sa suite, on prend doublement le temps de visiter un donjon à la fois chaleureusement confiné et inquiétant, de s’évader à la découverte de pièces en chambres, et de se perdre dans un univers de cloisons mouvantes. L’atmosphère de cachot recèle l’imprévisibilité d’un jeu vidéo dont la pierre des murs peut s’animer contre vous en un monstre titanesque comme s’écrouler misérablement en un tas de gravats. Des grilles des portes des présences et des fuites… Cette œuvre architecturale sécrète les fantômes de vieux monte-charges planqués au fond de lofts oubliés, autant que des schémas complexes de construction mentale, et paradoxalement libère en enfermant en soi. Pensez au final du Brazil de Terry Gilliam, alors que condamné aux électrochocs et autres tortures dans le piège d’un immense silo, le héros volant va rejoindre les nuages et sa dulcinée. Ça sonne vaporeux, mais en réalité ça partage une même tension à la Orwell entre le terre-à-terre ronflant de la machine industrielle, et un rêve éternel de liberté. At last not the least, Plateforme qui exploite les profondeurs marines de l’Orgue des sirènes, instrument intrigant conçu par Jean-François Laporte et dompté ici par Marie-Chantal Leclair. Impossible à décrire et unique à vivre, ça vous crève la carcasse comme on éventre des coffres et des trésors. Ce n’est rien, votre coque vient d’exploser violemment contre un iceberg géant, et vous en aimez la sensation. C’est brutal, froid et brûlant à la fois, vous êtes probablement déchiré et vidé mais ne paniquez pas, ça va passer, et vous en redemandez déjà.
Le mélange musique concrète et industrielle qu’on pitche partout est réel et fort. Et là où ThisQuietArmy par exemple joue sur l’intensité progressive, ici on travaille plus puissamment la tension. Pour ma part je tripe, parce que j’n'y connais et n’y comprends goutte, ça m’extirpe de l’analyse pour m’arracher des émotions inconnues dont j’sais ni d’où ni comment elles viennent, une impression de révolte au présent assez animale. En parallèle le cerveau s’échappe sur plusieurs pistes de cris d’oies de bruissements de branches de mécaniques mal huilées, stimulé par le concret de sons qui appellent leur succession d’images, mais incessamment attiré vers une nouvelle lecture. Cette ouverture là, ce souci de ne pas s’enfermer dans un univers fini, ça dénote un charisme qui détonne de la mode des styles et des personnalités shiny et limitées. Ces mains à quatre chaises de la mienne, hallucinant! Félix c’est de temps en temps qu’on se recroise souvent à l’improviste, ça ne regarde personne, en tous cas c’est un plaisir et ici une belllllle occasion.
Salle des machines
T’as revu Martin Messier? Oui il était avec ses 8 (!) Machines et tous allaient bien. L’installation Sewing machine orchestra rend curieux et ne déçoit nullement, pas surexploitée et assez renouvelée musicalement, visuellement percutante. Souvenirs d’uvéites douloureuses tellement l’œil est martelé de flashs à l’épuisement (heureusement jaunes cuivrés et non blancs coupants). En imaginant des après-midis en sous-sol à s’acharner sur les moteurs les roues les pieds de piquage et les loupiotes, comment le jeune homme qui apparaît ici si calme et concentré peut ne pas avoir viré fou? Mais au souvenir d’Hit and Fall, où le même Martin Messier partageait la scène du 303 avec la chorégraphe-interprète Caroline Laurin-Beaucage, et où le garçon se déchainait imperturbablement sur sa batterie au fi de la gamine en furie, on reconnaît une pareille rébellion contenue prête à imploser, sur le mode de l’hémorragie interne, silencieuse mais fatale. À pister si jamais c’est représenté, pour l’immersion étonnante.
Marion Gerbier


La Sala rossa

Elektra_Lab 2.– Usine C
Dixit, Ejusdem farinae
Vidéomusique, expérimentation audiovisuelle
Tuesday, May 5, Francisco López*, a major player on the immersive audio scene, will perform alongside Louis Dufort and Félix-Antoine Morin, a young Montreal up-and-comer, for immer_son, a highly sensory immersive music concert.Maison culture plateau Mont-Royal
Casa Del Popolo

Concerts ª Totem Contemporain: Les totems électriques
Escalier


Casa del popolo
Soundplay festival
- Calvin Johnson + Julie Doiron + Brian Seeger @ La Sala Rossa
- Damo Suzuki + Les Enfants Sauvages + TTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT @
$ymbolocaust
Black Box, Université Concordia University, Montreal, May:mai 2007
(holókauston du Grec : holos “complètement” et kaustos “brulé”) $ymbolocaust est le terme qui désigne notre ère, l’ère de la confusion symbolique, où le $igne absolu, la valeur d’échange, la valeur structurale, ont remplacé l’imaginaire.
L’empire du sens puise dans l’essence de la faiblesse pour lubrifier les mécanismes infinis de la reproduction de la société. L’empire divisé en deux clans: les forts qui sont les stratèges, les technocrates, les ingénieurs assurant avec vigueur le bon fonctionnement de la machine autoreproductrice de la société ; les faibles qui offrent la matière brute, le carburant et les lubrifiants de cette machine. L’humain abstrait habite dans ce monde insignifiant. Il gémit, se lamente et souffre les douleurs de l’arbitraire. Neutralisant ses affects, il s’abandonne aux extases de la chair et aux séduisantes forces unificatrices du collectif. Mais le spectateur, apercevant cet humain en particulier, est intrigué par un soupçon d’espoir ineffable dans ses yeux. Il décide de prendre sa place, de se donner en échange, de se sacrifier pour lui. Alors l’humain abstrait est libéré. Sa mort lui étant interdite, il est forcé de trouver des façons de vivre. L’empire du sens lui promet la force nécessaire pour se perpétuer. Il lui enseigne comment construire une forteresse, une armure, un bouclier: une subjectivité. Il lui permet de se protéger contre l’insignifiance. L’humain abstrait demeure néanmoins condamné à l’engrenage de la machine.
The Abstract Human lives in an insignifacant world. She moans and whines and suffers the pain of the arbitrary, and abandons herself to the meaningless extacies of the flesh, neutralizes her affects in the seductive unifying forces of the collective. But the perceiver notices this human in particular, is intriguied by an inneffible glimmer of hope in this human’s eyes, and decides to unplug her. She is thus forced back into the cruel world, dissallowed an easy death. She is forced to find ways to live. The Empire of $ense promisses her the strength needed to percevere, they show her how to build a fortress, an armor, a subjectivity, strategies of order, that allow one to protect oneself from insignificance. She is tempted, but before she enters this regime, she is offered a very special gift by a mysterieous character who is both absent and present. This gift is Pashupatastra. The insignificance is now experienced as freedom, the suffering, as challenge. She can destroy and pervert known signs at will, she can create new meanings out of nothing. She has influence on the topologies that direct the body. The abstract human decides to challenge the Empire, and the Symbolic Resistance has begun.
Mise en scène:Director: Alexander Wilson
Assistance à la mise en scène:Assistant Director: Mélanie Verville
Musique:Music: Alexander Wilson
Éclairage:Lighting: Émilie Bélair
Costumes: Yannick Ross
Avec:With Kathleen Wilson, Mélanie Verville, Yannick Ross, Maude Poirier-Felx, Évie Mandeville, Maelström, Phoebé Guillemot, Manu Bisson, Félix-Antoine Morin, Alex Wilson, Patrice Lépine.
Nuclear ramjet
Picknic Électronic





















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