New / nouvel album
Le jeu des miroirs de Kali


Limited Edition (200 CD copies)

[KOHL038]

“ … the way Morin created his composition is something of a delight. There is a great flow between the three elements, slowly shifting back and forth between one or the other, an effective use of volume control is in place and via quick editing the sound can change radically in a split second, bringing out an excellent abstract narrative. Record of the week, should we do that sort of thing. “
Frans de Waard, Vital Weekly
http://www.vitalweekly.net/1119.html

“ Le jeu des miroirs de Kali est sans contredit l’album le plus particulier que nous avons traité jusqu’à présent sur le site, il se positionne à mi-chemin entre la bande sonore et l’expérimentation auditive. Préparez-vous pour un périple musical extrêmement imagé qui saura jongler avec votre perception des sons et des cultures.”
William Paulhus, Mes enceintes font défaut
http://www.mesenceintesfontdefaut.com/2018/02/19/sl019-felix-antoine-morin-le-jeu-des-miroirs-de-kali/

______________ (English will follow)

Il y a le feu de crémation. Je regarde les chiens se battre pour un bout de bras ou de jambe. Juste en avant les pèlerins avancent par centaines sur les ghâts pour plonger dans cette eau opaque. J’avance avec les autres dans ce liquide sacré du Gange et mes pieds glissent sur la pierre visqueuse. J’essaie de ne pas perdre l’équilibre d’un bras, de l’autre je tiens un micro qui enregistre la prière des dévots. Certains ont fait le voyage depuis le sud pour se rendre jusqu’ici. Souvent à pied et comme clandestins dans des trains, avec comme seul bagage un vieux chiffon. Leur dévotion est totale. Partout des haut-parleurs donnent des ordres. Un mendiant fou mange son dahl sur le plancher au milieu d’un temple. Il parle tout seul et je l’enregistre discrètement. Je ne comprends rien à ce qu’il me dit, mais j’adore sa voix basse et granuleuse. L’autre nuit je me suis perdu dans les petites rues sans lumières de Benares. Je m’assois ici, juste à côté de cette silhouette qui dort sur le bord. Elle me protège des meutes de chiens errants qui se disputent les territoires. La nuit appartient aux chiens. Chaque jour je fais des rêves très marquants. Cette ville me fait halluciner. 

Le jeu des miroirs de Kali by Félix-Antoine MorinQuelques mois d’errance en Inde du Nord à me laisser porter au fil des sons et des ambiances dans lesquelles m’ont plongé les villes dites sacrées comme Haridwar, Pushkar ou encore Benares (Varanasi). La ferveur religieuse de la population, au quotidien, était palpable. Un heureux hasard du calendrier m’a permis de me retrouver sur place au moment du Kumbh Mela, rassemblement religieux organisé tous les douze ans. Cent millions de dévots, déversés par des trains, s’agglutinent sur les rives du Gange. La ferveur religieuse y devient une fièvre collective, démesurée et extrême.

Mon voyage s’est poursuivi dans le désert du Thar à la frontière entre l’Inde et le Pakistan. « Des haut-parleurs se font la guerre entre Allah et Shiva ». Il m’est interdit d’aller au Pakistan alors je pars pour Varanasi qui est considérée comme l’une des cités les plus anciennement habitées du monde. Surnommée « Ville de la mort », l’endroit ne laisse pas indemne. À la vue de tous, les corps y sont brûlés par centaines. Les cérémonies de crémation rythment les journées. Odeurs et sons de la mort, étrangement, font ici partie de la vie.

De retour à Montréal, je me replonge dans les enregistrements sonores comme un carnet de voyage. J’écoute et je laisse revenir l’expérience de ces scènes passées. L’écriture musicale nait par elle-même, je n’ai qu’à laisser les sons enregistrés exister pour qu’ils me suggèrent d’eux-mêmes leur développement musical. La trace des expériences intensifiées du sacré que l’Inde m’a inspiré est tellement forte que j’ai le sentiment d’être au service d’une œuvre qui ne m’appartient pas complètement.

______________ English //

There is the cremation fire. I watch the dogs fighting among themselves for a piece of arm or leg. Just in front, the pilgrims advance by hundreds on the ghats to dive into this opaque water. I advance with the others in the Ganga’s sacred liquid and my feet slide on the slimy stone. I try not to lose my balance with one arm, while the other holds a microphone to record the prayer of the devotees. Some of them have travelled from the south to get here. Often on foot and as stowaways on trains, with their only baggage being an old rag. Their devotion is total. Everywhere loud speakers give orders. A crazy beggar eats his dahl on the floor in the middle of the temple. He talks to himself and I discreetly record him. I don’t understand anything that he says to me, but I love his low and grainy voice. The other night I got lost in the small unlit streets of Benares. I sit here, next to this silhouette sleeping on the side. It protects me from the packs of stray dogs who fight for their territories. The night belongs to the dogs. Every day, I have very striking dreams. This city makes me hallucinate.

Le jeu des miroirs de Kali by Félix-Antoine Morin

Some months of wandering in North India carried me through the sounds and ambiance in which the cities known as sacred such as Haridwar, Pushkar or even Benares (Varanasi) immersed me. The daily religious fervor of the population was tangible. A fortunate coincidence allowed me to be present at the moment of the Kumbh Mela, the religious gathering organized every twelve years. After pouring out of trains, hundreds of millions of devotees are packed together on the banks of the Ganga. The religious fervor becomes a collective, excessive and extreme fever.

My travels continued in the Thar Desert to the border between India and Pakistan. “Loud speakers are at war between Allah and Shiva.” I am prohibited from going to Pakistan so I leave for Varanasi, considered one of the oldest inhabited cities in the world. Known as the “City of death”, the place doesn’t leave anyone unscathed. In view of everyone, the bodies are burned by the hundreds. The cremation ceremonies give rhythm to the days. Here smells and sounds of death, strangely, are part of life.

Back in Montreal, I reimmerse myself in the sound recordings like one would in a travel journal. I listen and relive the experiences of these past scenes. The musical writing comes into being by itself, I just have to let the recorded sounds exist for them to suggest their musical development. The inspiration that I received from the sacred and intense experiences in India is so strong that I have the feeling of being at the service of a work that doesn’t completely belong to me.

Composé entre 2013 et 2017
Mastering : Stéphane Claude (OBORO)

En version digitale ou CD (édition limitées 200 copies) ici:
http://kohlenstoff.ca/album/le-jeu-des-mirroirs-de-kali


 

 

 

 

 

 

 

Remerciements: 
Alexis Zeville
Maxime Corbeil-Perron
Jean-Frédéric Noël
Anne-Claire Cauhapé
Alain Lefebvre
Ana Dall’Ara Majek
Louis Dufort
Eric Mattson
Stéphane Claude
Maude Poirier-Felx
Sara Magnan
Pierre Guerrineau
Anshuman Maharaj
Pawan et Shiva

Recording Varanasi, India, 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Coextensive Ubiquity 

(sound & media art)
Towards ubiquitous listening in real time

English //

The central idea of the project is to move people through a geographic space – a virtual displacement by way of sound transmission in real-time using IP codec technology. Installed in selected sites, several outposts serve to capture their respective soundscapes, which are to be networked in real-time to a concert hall, gallery or museum. Each signal is associated with a specific track on a central console, and then mixed and processed to create a live immersive sound-work. The process of listening in real-time is treated and “performed” as a permutable and replicable experience, bringing about explorations of sound spatialization and of sonic environments that transcend the artificial limits of reconstitution. The musical approach of the piece is grounded on the interplay of the timbral, harmonic and rhythmic characteristics of incoming field transmissions. A sometimes minimalist tone, with its attention to the notion of sound’s inner-space, plays a significant role.

Félix-Antoine Morin - Coextensive Ubiquity

 

Français //

Coextensive Ubiquity (art sonore et médiatique)
Vers une écoute ubiquitaire en temps réel

L’idée centrale du projet est de transporter les gens à travers un lieu géographique ou architectural – par un déplacement virtuel – grâce à un dispositif de transmission du son en simultané, technologie habituellement utilisée par les chaînes de radio. Installés à différents endroits dans un lieu, plusieurs postes audio servent à la captation de paysages sonores qui sont retransmis en temps réel dans une salle de concert, galerie ou musée. Chacun des signaux est associé à une piste spécifique d’une console centrale, ces mêmes signaux sont ensuite manipulés et transformés en direct pour créer une œuvre sonore immersive. Le procédé d’écoute urbaine en temps réel est exportable et transposable dans divers contextes, afin d’explorer les notions de spatialisation du son et d’environnement sonore et ce, hors des limites artificielles de reconstitution. L’approche instrumentale de la pièce est basée sur l’échange des complexités timbrales, harmoniques et rythmiques des paysages sonores arrivants. Une approche parfois minimaliste, où la notion d’espace intérieur du son joue un rôle central.

Español //

Coextensive Ubiquity (sonido y arte multimedia)
Hacia la escucha ubicua en tiempo real

Coextensive Ubiquity es una escucha en tiempo real de 12 lugares alrededor de Tornamesa Barón. Un sistema de estaciones de sonido que permitirá la captura y luego la escucha inmediata de diferentes paisajes sonoros que existen en lugares distantes. En concierto, las grabaciones son instintivamente manipuladas.

 

PRESENTATIONS:

– 2017 December 8th @ 7pm, presentation and concert, the installation Coextensive UbiquityTsonami Fest, Centro de Escalada, Tornamesa Barón, Valparaiso, Chile

– 2018, du 22 au 25 janvier, résidence de création pour le projet Coextensive Ubiquity (installation in situ), salle multimedia du CMM, 4750 Avenue Henri Julien, Montréal, Canada FB event

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Political Ritual

NEW ALBUM OUT NOW!

 

GET THE VINYL HERE :::::: actuellecd.com/en/cat/am_238/

Political Ritual - Félix-Antoine Morin - Maxime Corbeil-Perron

FR //

Le dernier album de Political Ritual est une expérience particulière. Créée dans une période faite de deuil, d’abus de substances, d’inquiétudes géopolitiques, d’amour à distance et de rituels amicaux, en vrai le seul dénominateur réel sur cet album. Une nouvelle lutherie aussi, faite de touches de claviers difformes et d’effets vaporeux. À certains moments, l’un défoule sa rythmique par besoin: sur la peau d’un violoncelle craqué, ou d’un orgue brisé. À d’autres, sont improvisées des lignes modales sur un harmonium de mariage acheté à un vieil affamé d’un village Indien. Enfin, les échos le sont au sens littéral; car cet album est aussi un rêve travaillé sur une période déjà un peu effacée, gravée à l’arraché, parfois d’un automatisme instinctif galvanisé par les impératifs du plastique.

Voici deux pièces de quelque 20 minutes, composées à partir de rituels sonores improvisés lors d’une première phase, et sculptés par la suite par la magie d’une certaine polarisation matricielle. Si vous cherchez un sens, lisez Nietzsche ou Cioran, mais ne cherchez pas de revendications ici. La seule cause qui importe est celle de mettre le volume à fond, d’embarquer dans le rituel que nous proposons et avons concocté en pensant à vous, mais surtout à nous. Le plastique et le pétrole devant vous, le diamant qui s’use, et peut-être un peu d’absolu aussi…

EN //

The latest Political Ritual album is quite a peculiar experience born out of mourning, substance abuse, geopolitical concerns, long-distance relationships and friendly rituals — actually the album’s only real common denominator, along with a new set-up comprising deformed keyboard keys and hazy effects. Sometimes the need to let go of one’s rhythmic needs arises — at the expense of a cracked cello or a broken organ. Sometimes a wedding harmonium bought from an old, hungry man in an Indian village improvises modal lines. In the end, all echoes are real because this record is also a dream from a hastily recorded and already fading away era — at times drenched in the instinctive automatism galvanized by the requirements of plastic.

Here are two twenty minute-long pieces: improvised sound rituals successively sculpted by the magic of matrix polarization. If you are looking for meaning, read Nietzsche or Cioran, but do not expect any claim from us. The only thing that matters is to crank up the volume and join the ritual we have concocted thinking of you, and especially of us. The plastic and the oil are in front of you, the stylus is wearing out, as it is, perhaps, a little bit of absolute.

released January 23, 2018 

Félix-Antoine Morin - Political ritual - Mutek 2016

Somewhere between cosmic minimal techno and abstract sound art, Political Ritual’s high toned oscillations, unpredictable frequency manipulation and dark drones form a hypnotic mantra – though their benedictions don’t last long, breaking in a cathartic crescendo or a cacophony of percussion that resolves in silence. Pushing the boundaries of abstraction, these expert improvisors in analog modular and digital synthesis incorporate invented wind instruments, traditional Balinese percussion, field recordings and digital signal processing into their compositions, intent on shaping a transcendent listening experience.

Political Ritual build their music in architectural and woven layers of harmony and polarity, arranging ethereal drone next to hard edged buzz or cinematic movements alongside pummelling beats. With live performance as their backdrop, Félix-Antoine Morin and Maxime Corbeil-Perron took to the studio in 2014 for their first album. Corbeil-Perron is a multidisciplinary artist who has created film and video work and interactive installations shown at international events and festivals, as well as making electroacoustic and mixed-media music as Le Pélican Noir and solo – he also started a PhD at the Université de Montréal in fall 2015. A visual artist as well as an electroacoustic composer, Morin works solo and collaborates with contemporary choreographers, videographers and several other musicians, finding inspiration for his poetic creations in the processual components of traditional and sacred music.

Political Ritual has played arresting audiovisual shows at several underground venues in Montréal and at last year’s Suoni Per Il Popolo music festival, where complex, far out experiments in sound and vision are not only welcome but expected. After recently recording a followup full length for release in mid-2016, Political Ritual stages a powerful new live performance in MUTEK’s enveloping BWR space.

Félix-Antoine Morin et Maxime Corbeil-Perron proposent une musique mêlant synthèse, accordéon et batterie de vaisselles captée en direct. Installés sur une table de fortune, les deux construisent au fil des minutes une sorte de puissant mantra en crescendo. Confortablement enfoncé dans un divan, je ferme les yeux et renverse ma tête vers l’arrière, comme si je baignais dans le bruit, les tintements métalliques et les drones de basses fréquences. Puis, le son s’amenuise. Decrescendo rapide. Les haut-parleurs se taisent. Silence.
2 mai 2014, Cette ville Étrange. (retour sur la toute première performance)

http://kohlenstoffrecords.com/artists/political-ritual/

https://www.facebook.com/politicalritual/

 

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Stichomythie

Mobile sonore constitué de deux ventilateurs industriels, ainsi que de plusieurs microphones placés devant chacun d’eux. Ceux-ci sont provoquées par le vent puissant soufflé par les deux machines. Une stichomythie symbolique, visuelle et sonore.

 

Du 15  au 21 mai 2017, Festival de musique actuelle de Victoriaville

 

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Cartilages vrombissants / Installation sonore pour Les Inaudibles

La musique des moines Tibétains (Bön, prononcer beun) par exemple puise du silence une partie de son inspiration. Pendant la méditation qui peut durer des heures, la qualité auditive des moines s’aiguise jusqu’à s’ouvrir à tous les des sons ambiants habituellement difficiles à percevoir, comme les bruits internes de leur propre corps (cartilages, organes, respirs, afflux sanguin). Leur musique traditionnelle sacrée est une exemplification de cette expérience sonore intime générée par la méditation.

Inspiré par cette expérience de l’accès au sonore que contient le silence, j’ai décidé d’utiliser des appareils d’enregistrement pour aller “lire à la loupe” les supposés silences d’espaces abandonnés. J’ai donc fait la capture sonore (et utilisé certaines de mes archives) de lieux qui semblent a priori silencieux, tels que gymnase, musée (NY), studio de boxe, temples (Inde), tunnels (Wellington), cages d’escalier, désert du Thar (Inde-Pakistan), couloirs, stationnements intérieurs et autre lieux “vides”. Captés par des appareils d’enregistrements puissant, les silences, plusieurs fois amplifiés, se sont révélés riches et complexes.

Présentée dans cet endroit lui aussi abandonné et vide – un ancien salon de message érotique – cet installation vient ré-exposer les détails des silences de ces enregistrements. Pour chacune des pièces de l’espace, un environnement sonore particulier. Cependant, selon la position où l’on se trouve, ces différents environnements s’entre-croisent également et se contaminent les uns les autres dans un jeu psychoacoustique. En référence au principe des “room tones” en cinéma qui consiste à ajouter un espace sonore de fonds pour qu’une scène ne soit pas totalement silencieuse,  cet installation comble le silence de cet espace abandonné en y exposant les “silences révélés” des autres lieux vides que j’ai enregistrés.

Commissaire : Eric Mattson

Co-concepteur : Kaspar’89

Les 20-21-22 mai 2016 de 17h à 21h, 6827 rue St-Hubert, Mtl

Les voix du silence

(Le Devoir)

20 mai 2016 | Jérôme Delgado 

“Bruits inaudibles, sons industriels, chants du désert: des musiques inédites tirées d’enregistrements de terrain résonneront ce week-end” LIRE

india Félix-Antoine Morin Devoir

http://www.ledevoir.com/plaisirs/loisirs/471378/les-voix-du-silence

 

 

 

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Carrousel (20 mins)

table_de_babelCommissioned piece (including media and score) for the Table of Babel. Invented instrument produced by the instrumentarium at Productions Totem Contemporain. Studio Residency at HELLERAU – European Center for the Arts Dresden- Germany,  from october 15th to december 15th 2015. World premiere will be held on 4 June, 2016 at the Les Totems Électriques VIII concert in Montreal.

Commande de composition pour table de Babel, bande et traitement numérique. La composition de cette pièce a débuté par une résidence de création au Festspielhaus Hellerau de Dresde en Allemagne à l’automne dernier. Malgré un travail étalé sur plusieurs mois de l’oeuvre de 20 minutes, Carrousel est une pièce toute simple pour laquelle j’ai fais le pari de travailler avec la tonalité et le rythme, une approche plutôt risquée avec l’instrumentarium de Totem Contemporain. Chose un peu dangereuse aussi est la portion bande qui est constituée de pistes enregistrées l’une après l’autre en temps réel. La plupart du temps, j’ai essayé de conserver la première prise, d’où le côté un peu “fragile” mais à mon sens plus “sincère” de la portion Bande. Au fond, cette pièce pourrait très bien être joué par un ensemble instrumental (Gamelans, percussions, violoncelle, contrebasse, guitare et bruiteur) avec comme soliste l’interprète à la Table de Babel. Le titre Carrousel vient de l’imaginaire visuel un peu nostalgique qui s’est formé dans ma tête lors de son écriture. C’est un peu comme un gros Carrousel qui change de vitesse et tombe en ralenti à certains moments. Le vidéo clip existe déjà dans ma tête, reste plus qu’à le filmer en 8mm…

 

– 2016, 4 juin 16h30, Les Totems Électriques VIII, salle multimedia du CMM, 4750 Avenue Henri Julien, Montréal

 

 

 

 

 

 

 

 

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Areophone device and microphone

– 2015, october 17th 8pm, Live at QUIET CUE, Flughafenstraße 38, 12053 Neukölln, Berlin, Germany
– 2015, november 1st, Live at Noiseberg, Atelier Äuglein, Oppelner Str. 12, 10997 Berlin, Germany
– 2015, november 14th 10pm, CYNETART fest, HELLERAU, Karl-Liebknecht-Str. 5601109 Dresden, Germany
– 2015, december 12th, live at Wakushoppu, Školská Gallery, Krymská 12, 10100 Prague, Czech Republic

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PAUL SHARITS” (bande sonore du film documentaire de François Miron)

A feature lenght documentary about the artist and the man. 85 minutes, 2015 WORLD PREMIERE, 44th International Film Fest Rotterdam, 21 January – 1 February 2015

Film screening

– Cine Campus UDM Montréal, November 16 at 5:15pm, 7:00pm and 9:30pm, 2016
– Flux Media Art Gallery, Victoria, November 3rd, 2016
– Cinémathèque Québecoise Screenings, 2 to 8 sept, 2016
– Doku.Arts Berlin, October 15th, 2016
– Hyde Park Picture House Leeds UK, September 6th at 6:30pm. as part of The Scalarama Festival. UK, 2016
– Official Selection FAFF, Venice, California, April 28, 2016
– NYC Premiere at Anthology Film Archives, April 19, 2016
– First Person Cinema Boulder, Colorado, April 2, 2016
– PAUL SHARITS in Estonia!, February 20, 2016
– 38th Annual Big Muddy Film Festival, February 8, 2016
– Special presentation in Calgary, January 28, 2016
– Special Screening Block Cinema, January 20, 2016
– Glowing Review in Offscreen, January 7, 2016
– Manchester Film Festival UK, January 7, 2016
– Awesome Review in Metropole Vienna, November 6, 2015
– Special Screening at Burchfield Penney, October 28, 2015
– Rendez-Vous with Madness Film Festival, October 11, 2015
– VIENNALE for Paul Sharits!, September 26, 2015
– Antimatter, Victoria, BC, September 22, 2015
– Paul Sharits at FIAC 2015 Paris, September 22, 2015
– Lausanne Underground Film & Music festival (Switzerland), September 21, 2015
– Festival du Nouveau Cinéma 2015, September 20, 2015
– Paul Sharits wins top award at FILAF, June 29, 2015
– Jerusalem Film Festival, June 19, 2015
– Burchfield Penney Art Center, June 9, 2015
– Paul Sharits at FILAF, France, May 31, 2015
– 14th San Francisco Doc Fest, May 8, 2015
– Image Forum Festival 2015, April 25, 2015
– Jeonju International Film Festival (South Korea), March 3, 2015
– Alchemy Film and Moving Image Festival, Hawick, Scottish Borders, March 2, 2015
– 2015 Athens International Film and Video Festival, March 1, 2015
– Rotterdam IFFR World Premiere, January 14, 2015

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Occupy the ghosts of Griffintown (music for a disappeared neighbourhood)

occupy the ghosts of griffintown, “Félix-Antoine Morin”

“Occupy the ghosts of Griffintown” is an electroacoustic work created from sound samples which were recorded in an old Irish working class area in Montreal called Griffintown. I had lived there for more than a decade because of its affordable apartments and the attractive spirit of the place. Unfortunately I was displaced because the city decided to open the space to powerful real estate developers who invariably destroyed the old architecture to quickly develop cheap and ugly housing-mostly condo’s and eventually vast shopping malls… My intention was to depict this unique and inspiring neighborhood by creating a personal sound interpretation of its spirit. Before Griffintown was completely transformed, I spent a whole year recording and archiving interior and external sound samples from various places that I wanted to save before they faded into dust. This piece was presented for the first time in an outdoor concert in the middle of the same neighborhood (at St-Ann Parc) in 2012.

 

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Rituel anarchique sans domicile fixe (solo, musique instrumentale)

Une formule «One man band» ou “homme orchestre” exécuté à l’aide d’une lutherie mixte, constituée de plusieurs instruments joués simultanément (violoncelle, percussions, instruments orientaux et divers objets sonores de bruitage). Sans “loop” ni bande pré-enregistré, cette performance est une tentative de fabriquer une musique instrumentale en temps réel selon l’inspiration du moment sans contraintes structurelles.

“Félix-Antoine Morin” “one man band”

 

 

 

 

 

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Plateforme (siren organ, and tape)

“Félix-Antoine Morin” Plateforme

Plateforme is a musical piece written for the Siren organ (Jean-François Laporte new invented instrument) and tape music. The title “Plateforme” refers to the construction industry for the extraction of oil at sea. The analogy I use for inspiration and reference image at the conceptual level for this piece, the organ and the tape swing between the functions platform and emerging oil. The present work is composed in five different movements, each of which was written in the idea of allowing a symbiosis between the sounds of the organ and the tape part. This work was performed first on the tape, with listening to organ parallel previously recorded.
On it, I collected sound material mainly from orchestral instruments on which I could locate, orient and store different sound possibilities of the organ. In addition, the sounds of the tape were used to their morphological characteristics to interact with the organ that it is based around the tape rather than acting only as a soloist.
Sometimes a multiplication sound of one instrument to form a dense layer. On several occasions in the work, the first organ in the background, quietly take the leading role. The goal being that seems to emerge from the tape.

Created : february 20th 2009 during the Montreal New Music Festival

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