Cartilages vrombissants / Installation sonore immersive

Cartilages vrombissants / Installation sonore immersive

 

 

 

 

FR \\

La musique des moines Tibétains (Bön, prononcer beun) par exemple puise du silence une partie de son inspiration. Pendant la méditation qui peut durer des heures, la qualité auditive des moines s’aiguise jusqu’à s’ouvrir à tous les des sons ambiants habituellement difficiles à percevoir, comme les bruits internes de leur propre corps (cartilages, organes, respirs, afflux sanguin). Leur musique traditionnelle sacrée est une exemplification de cette expérience sonore intime générée par la méditation.

Inspiré par cette expérience de l’accès au sonore que contient le silence, j’ai décidé d’utiliser des appareils d’enregistrement pour aller “lire à la loupe” les supposés silences d’espaces abandonnés. J’ai donc fait la capture sonore (et utilisé certaines de mes archives) de lieux qui semblent a priori silencieux, tels que gymnase, musée (NY), studio de boxe, temples (Inde), tunnels (Wellington), cages d’escalier, désert du Thar (Inde-Pakistan), couloirs, stationnements intérieurs et autre lieux “vides”. Captés par des appareils d’enregistrements puissant, les silences, plusieurs fois amplifiés, se sont révélés riches et complexes.

Présentée dans cet endroit lui aussi abandonné et vide – un ancien salon de message érotique – cette installation vient ré-exposer les détails des silences de ces enregistrements. Pour chacune des pièces de l’espace, un environnement sonore particulier. Cependant, selon la position où l’on se trouve, ces différents environnements s’entre-croisent également et se contaminent les uns les autres dans un jeu psychoacoustique. En référence au principe des “room tones” en cinéma qui consiste à ajouter un espace sonore de fonds pour qu’une scène ne soit pas totalement silencieuse,  cet installation comble le silence de cet espace abandonné en y exposant les “silences révélés” des autres lieux vides que j’ai enregistrés.

EN //

The music of Tibetan monks (Bön, pronounce beun) for example draws some of his inspiration from silence. During meditation that can last for hours, the auditory quality of the monks sharpens to open up to all the ambient sounds usually difficult to perceive, such as the internal noises of their own body (cartilage, organs, breaths, influx blood). Their sacred traditional music is an exemplification of this intimate sound experience generated by meditation.

Inspired by this experience of access to the sound contained in silence, I decided to use recording devices to “read through the magnifying glass” the supposed silences of abandoned spaces. So I made the sound capture (and used some of my archives) of places that seem a priori silent, such as gym, museum (NY), boxing studio, temples (India), tunnels (Wellington), cages of stairs, Thar desert (India-Pakistan), corridors, indoor parking and other “empty” places. Captured by powerful recording devices, the silences, several times amplified, proved to be rich and complex.

Presented in this place, also abandoned and empty – an old erotic message room – this installation re-exposes the details of the silences of these recordings. For each room in the space, a particular sound environment. However, depending on where you are, these different environments also intersect and contaminate each other in a psychoacoustic game. Referring to the principle of “room tones” in cinema which consists in adding a sound space of funds so that a scene is not totally silent, this installation fills the silence of this abandoned space by exposing the “revealed silences” of the others empty places that I recorded.

Commissaire : Eric Mattson

Co-concepteur : Kaspar’89

Les 20-21-22 mai 2016 de 17h à 21h, 6827 rue St-Hubert, Mtl

 

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